Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 15:35

arton17746-be636

 

Dans la famille Rosenmerk il y a le père, juif, ancien cardiologue et aujourd'hui éleveur de porcs en Israël. Il y a la mère, ex-femme du père, confrontée à une grave maladie. Et puis il y a les enfants. La fille qui quitte New-York pour fuir un chagrin d'amour. Le fils, auteur de théâtre à succès, homosexuel, qui cherche en vain à renouer le dialogue avec son père.

 

Les membres de cette famille éclatée ne se voient pas et ne se parlent que rarement. C'est à travers des lettres et des mails qu'ils discutent, se confient ou se font des reproches.

 

Dans ce roman épistolaire qui se lit rapidement, Amanda Sthers aborde le thème des relations familiales. Ce qu'on n'ose pas dire mais qu'on peut écrire, les occasions ratées et les regrets. Mais aussi la maladie, la mort, la naissance et les révolutions qu'elles entraînent. Bref, tout ce qui rend les liens familiaux si intenses et si fragiles. Si les personnages sont atypiques, tout le monde se retrouvera un peu dans les relations qui les lient.

 

Et pour pimenter un peu le tout, cette histoire familiale se fond dans l'Histoire d'Israël. Harry Rosenmark élève des porcs en terre sainte et cela dérange le rabbin Moshe. Leurs échanges épistolaires sont d'abord musclés, mais cette animosité se transforme progressivement en amitié. Deux drôles d'amis qui ne sont pas d'accord sur grand chose mais qui confrontent intelligement leurs opinions sur la foi, la pratique de la religion et la politique menée en Israël.

 

Je ne connaissais pas cet auteur, mais j'y reviendrai ! J'ai beaucoup apprécié le caractère drôle et pourtant très profond de ces lettres. Beaucoup aimé aussi la façon simple qu'à l'auteur de relever l'absurdité et le comique qui peuvent exister dans les situations les plus tragiques.

 

 

Quatrième de couverture

 

« Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? D’abord parce qu’ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l’exige la loi afin qu’ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêver de mieux comme personnage qu’Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien qui a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël ?

Et puis un rabbin est né pour le contredire : Moshe, qui ne supporte pas cette dérive et encore moins qu’Harry arrondisse ses fins de mois en vendant de la viande impure aux restaus branchés de Tel Aviv, ça les mène forcément vers des discussions politiques. Et qu’y a-t-il de plus critique qu’un juif pour parler de la politique intérieure d’Israël ? Vous connaissez ce dicton sans doute : quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis.

David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, lui écrit aussi mais son père ne lui répond jamais, incapable d’imaginer son fils dans les bras d’un homme.

La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour et va le retrouver ailleurs en chemin.

Et enfin son ex-femme, mère de ses deux enfants, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre comme si cela pouvait l’aider à affronter la vie et son issue.

C’est un roman sur les limites de chacun, sur ce qu’on ne se dit pas, ou trop tard. Sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge. Sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. C’est un roman d’amour. »




Publié dans : Lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 10:06

Balade_de_Lila_K_LMBlog.jpg

Un livre que j’ai tout particulièrement apprécié. J'ai été happée par cette histoire dès les premières pages !

Un matin, Lila est brutalement arrachée à sa mère et transférée dans « un centre » où ses besoins matériels et sa sécurité sont assurés. Mais pourquoi doit elle réapprendre à manger, à marcher, à parler? Pourquoi ne supporte-t-elle qu’on la touche ? Et pourquoi porte-t-elle des lunettes de soleil ?

La ballade de Lila K, c’est la quête inlassable d’une petite fille qui au fil du roman devient une jeune fille. Envers et contre tous Lila veut retrouver sa mère et comprendre pourquoi elles ont été séparées.

Lila évolue dans un monde totalement sécurisé. Un monde oppressant où les habitants sont protégés de tout. De l’apparition de leurs premières rides, de la tentation d’une mauvaise nutrition, des dangers de « la zone », et même des livres qui n’existent presque plus et sur lesquels figurent la mention «  le papier imprimé peut contenir des substances toxiques ….doit être tenu hors de portée des enfants ». Mais dans le monde de Lila il y a aussi des chats abyssins multicolores, des vergers sur les Champs Elysées et surtout il y a un professeur, un tuteur, un bibliothécaire … qui l’aideront à grandir et à mener à bien ses projets.

A travers ce roman Blandine La Callet aborde un thème grave et triste (je ne peux vous en dire plus sans en dévoiler trop !). Par petites touches on devine l’histoire terrible de Lila, mais par petites touches aussi Blandine Le Callet peint des personnages attachants. En dépit de toutes ces règles insensées, les habitants du monde de Lila restent très humains. Humains de par leurs mesquineries, mais surtout de par leur générosité, leur altruisme, leur capacité à pardonner. Alors en dépit d’un décor sombre et d’un thème grave la ballade de Lila K reste un livre lumineux et plein d’optimisme.

En conclusion, un très beau roman…à lire absolument !

 

-----------------------------------------------------------

 

4ème de couverture

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.

Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.

Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.

Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore... Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

Publié dans : Lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 10:18

Je n’aime pas cuisiner. Ça va même plus loin. Pour moi un diner ne peut être qualifié de parfait qu’à trois conditions : je n’ai pas fait les courses, je ne l’ai pas préparé, et je ne range pas la cuisine après.

Pourtant, il y a dix jours, j’ai décidé, de devenir super fortiche en macarons. La vie est pleine de paradoxes.

 

J’ai commencé pas m’équiper d’un livre. Puis je me suis livrée à une étude extensive de la blogosphère macaronesque (Mercotte, Pure Gourmandise…). J’ai intellectualisé les gestes. Bientôt, en pensée, le tamisage, le macaronage, le douillage n'ont plus eu de secrets pour moi. J’en ai même rêvé la nuit. Je me suis équipée de toute la panoplie: thermomètre qui va bien, amandes, colorant. La semaine dernière, je me suis carrément lancée. Et ça donna…. Ça !

 

006.JPG

   

Un look assez particulier, mais un gout parfait ! En tout cas c’est ce que m’ont dit mes hôtes de ce jour-là. Si si, ils m’ont même félicitée ! Et je les en remercie. (Je crois que le réflex parental qui consiste à toujours s’extasier devant les œuvres de sa progéniture ne se perd jamais !). 

 

Comme il faut toujours positiver ses échecs parait-il, j'attire votre attention sur ce macaron. Regardez le bien. La page 25 de mon livre décrit tous les défauts que peut avoir un macaron: pas rond, pas lisse, pas brillant, pas homogène, pas de colerette... Je ne suis pas certaine que n'importe qui réussisse à réunir toutes ces caractéristiques dans un seul petit gateau. Je vais même plus loin, ce macaron est un véritable cas d'école. L'illustration parfaite de ce à quoi un macaron ne doit pas ressembler.

 

Assez fière de moi, mais tout de même décidée à vaincre le mystère macaronesque, j’ai persisté, et j’ai recommencé. Voici le résultat de ma deuxième tentative !

   004.JPG  

Les esprits chagrins me diront qu’ils sont tous de la même couleur et qu’ils ne sont pas vraiment ronds. Je leur répondrai : attendez donc la troisième tentative !

 

013.JPG  007.JPG  008.JPG

Publié dans : Mais pas seulement
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 14:15

 

2704177079

Ceci est ma participation au jeu décriture du blog à mille mains 

 

 

-          Il fait froid aujourd’hui !

-          Ah ça c’est sure.

-          ….

-          ….

 

Les conversations sur le thème de la météo sont un peu…creuses. Tout le monde le pense. N’empêche. La météo tout le monde en parle. Qui peut se vanter de ne jamais énoncer de grandes vérités édifiantes sur la pluie qui tombe, sur le soleil qui brille, ou sur le vent qui souffle ? Ça permet de meubler les silences lorsqu’on n’a rien à se dire. Ça permet aussi d’engager une conversation.

 

Et puis personnellement, le temps qu’il fait est un sujet qui me tient à cœur. Et comme tous les sujets qui me tiennent à cœur, j’en parle. Souvent. Compte tenu de l’endroit où j’habite actuellement et qui se trouve être LE NORD, je devrais d’ailleurs plutôt dire que la météo est pour moi un sujet de découragement. Entendons nous bien, je ne passe pas mes journées la tête dans les mains à me lamenter « Il pleut …mais pourquoi, Pourquoi, POURQUOI ? ». Non, quand même pas. Mais je jette très régulièrement un coup d’œil sur les prévisions du web et n’hésite jamais à faire remarquer à mon entourage que chaque jour de ce beau mois de novembre, le petit pictogramme qui figure à côté du mot « Bruxelles » représente un ciel nuageux et une grosse pluie froide ! En d’autres termes, chez moi en ce moment, il fait un temps qu’on pourrait qualifier de chiotte !

 

J’aime bien également me livrer à des études de météo comparée. « Oh, il fait beau à Marseille ! Et à Stockholm quel temps fait-il en ce moment ? Ah tient, un alerte orange dans l’Eure » Alors, quand je suis devant le journal de 20 heures (ce qui n’arrive que très rarement car j’ai bien du mal à être opérationnelle avant 21 heures) je ne zappe jamais Evelyne Dhélia ! (les prévisions d'Evelyne Dhélia...20 ans que ça dure quand même !).

  

Et puis le temps qu’il fait, même les plus grands s’y intéressent. Et certains mobilisent tout leur talent pour l’évoquer. Tel Paul Verlaine.

« Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !    ( ….) »

 

Et pour toutes ces raisons, je trouve que parler de la météo ... c’est bien !

Publié dans : Jeux d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 14:30

Les Maldives 129L'ambiance caniculaire qui règne un peu partout en est certainement LE signe précurseur...la plage c'est pour bientôt !

 

Alors, nous avons rangé cahiers et dessins rapportés de l’école et sorti crèmes solaires et lunettes de soleil. Cette année dans ma valise j’emporte également le numéro d’Enfant Magazine du mois de juillet !

 

Pourquoi ?

 

Parce que Demande à Maman y figure ! Je ne boude pas mon plaisir, je suis fière ...et ravie de souhaiter la bienvenue aux lectrices d’Enfant Magazine ! 

 

Je remercie également très chaleureusement Monique Fort et Sylvie Leven qui ont sélectionné Demande à Maman. Leurs mots d’encouragements sympathiques ont été très agréables à recevoir !

 

Durant les prochaines semaines, il n’y aura sans doute pas énormément d’activité sur ce blog…je vous laisse en compagnie d’ancien billets, par exemple  ici, ici , , et   ! 

 

Ne partez pas trop loin...Je viendrai poster quelques articles cet été, et reprendrai dès septembre un rythme bloguesque plus régulier !

 

 

 

BONNES VACANCES !

 

 

 

 

Image2

Publié dans : Mais pas seulement
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

ou sont mes chaussettes?
mais que mangeaient les pharaons?
il est quelle heure?

et bien heuuuu....

... Demande à Maman !

Articles les plus lus !

Ca vous a plu ? Alors n'hésitez pas à revenir !

Vous pouvez aussi allez faire un tour sur "les articles les plus lus" !


Déculpabilisez-moi ! 
Beau, beau et con à la fois?
Maman se met au bio total

Sexisme virtuel ou … une idée de cadeau pour les papas
Cliquez Gleeden…croquez la pomme !

 

Catégories

  • Flux RSS des articles

<

Paperblog

Découvrez Hellocoton
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés