voyage intersidéral

Publié le par véronique

On dit qu’il faut souffrir pour être belle. Et bien moi je pense que l’on oublie de proférer que pour les vacances, c’est pareil. Que comme la beauté, les vacances se méritent. Et qu’il faut en baver pour mieux les apprécier !

 

Mais pourquoi dis tu cela Maman ? Je dis cela surtout parce que quand on habite un peu au-delà des frontières françaises, les vacances au pays et les bons petits plats comme là bas dit supposent beaucoup de patience, des trésors d’ingéniosité pour occuper des enfants pressés d’arriver, et pas beaucoup d’amour propre pour rester indifférent aux « gros yeux » du passager de devant qui supporte mal les coups dans son siège (pourtant difficiles à empêcher quand on tient un sac à vomi et qu'on a plus d'enfants que de bras).

 

Mais, comme l’esprit humain est bien fait, le souvenir d’un voyage cauchemardesque s’atténue juste avant qu’il soit à nouveau temps de prendre les billets pour les prochaines vacances au pays.

 

C’est ainsi qu’il y a peu, je me suis retrouvée à l’aéroport flanquée de trois bambins, dont un en poussette, et de plusieurs sacs. En route pour le comptoir d’enregistrement, nous avançons à la vitesse de l’escargot en goguette, mais nous avançons tout de même. Après un temps d’attente certain, qui semble d’autant plus long lorsque l’on évolue dans une file avec plusieurs enfants à garder en visuel et plusieurs sacs, nous finissons par arriver devant l’hôtesse. Comme il se doit elle prend nos passeports, pèse nos bagages, colle des étiquettes, tout en échangeant quelques mots avec sa voisine du comptoir d’à côté, le tout sans nous regarder. Puis de façon plus surprenante elle déclare « la poussette, il faut l’enregistrer en soute ».

 

J’ai suivi récemment un cour de tai shi alors je reste de marbre. A la différence de Maître Renard par l’odeur alléchée, je n’essaie pas de faire lâcher un fromage à cette créature qui cherche à me mettre de mauvaise humeur avant même d’avoir franchi la douane. J’essaie, en développant moult arguments judicieux, de lui démontrer à quel point pour mon bien être mais aussi pour la bonne administration de l’aéroport, il serait judicieux de me laisser ma poussette jusqu’à la porte de l’avion. Il ne sera pas dit qu’une hôtesse au sol peut se laisser attendrir. Elle ne cèdera pas. La règle est la règle. Quand on est sur ses deux jambes, on peut. Quand est dans un fauteuil roulant, on peut. Quand on est sur des béquilles, on peut. Quand on est dans une poussette on peut pas !

 

Mais pourquoi donc une règle si curieuse ? Et bien, comme le disent les parents à cour d’arguments rationnels : Parce que c’est comme ça et puis c’est tout.

 

Commence alors une longue, très longue épopée à travers l'aéroport en direction de la porte d’embarquement. Mais au moment ou nous nous rapprochons du but en descendant un escalator interminable, deux japonaises se postent au pied du tapis roulant. Un rayon de soleil ? Quelqu’un qui vole à mon secours ? Pas du tout. Voilà la plus jeune des deux qui sort son appareil photo et qui sans autre forme de procès tire le portrait d’une mère de famille française rouge écarlate, avec un bébé dans les bras, deux sacs en bandoulière et deux enfants d’humeur joyeuse et sautilleuse.

 

« Sont trop mignons vos enfants » dit la photographe. « Merci » je réponds.

 

Oui, les vacances ça se mérite.

 

Publié dans Maman mamise

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Lola 28/02/2010 14:15


Mon sac-à-dos-à-bébé, c'est un Manduca, comme analysé par la Poule pondeuse ici : http://www.poule-pondeuse.fr/2009/01/19/ergo-co/
Franchement, je suis un petit gabarit non sportif, et avec ça, les 11 kg de n°3 (qu'est pas un gros gabarit non plus), je ne les sens pas...


véronique 28/02/2010 18:02


Je viens d'aller jeter un coup d'oeil sur la poule pondeuse, et sur un site de vente et d'explications sur ce sac. Je vais regarder ça de plus près. A part le sac à dos de randonnée (avec
protection solaire...) qui est très lourd (et que je ne porte jamais du coup !) je n'ai jamais étudié les systèmes de portage autres que mes bras ou la poussette ! Je vais m'y interesser.
Dans certaines circonstances j'aimerais avoir les mains libres.

 Merci !


Lola 27/02/2010 17:03


Heu... pour le bébé pedibus qui facilite les choses, permets-moi d'en douter... ça fait juste un cas de plus qui ne cherche qu'à se sauver à l'opposé de la bonne direction (là, on révise les maths
et on découvre que s'il y a UNE bonne direction, il y a moultes opposés, parce que les 3 miens, ils s'esquivent toujours dans 3 directions différentes, jamais la bonne)
J'ai donc investi dans un porte-bébé dorsal (sinon, trop lourd) pour y coller p'tit gars n°3 (18 mois et toutes ses jambes depuis 7 mois), gardant les 2 autres à portée de mains (serrage fort, tant
pis si ça râle).
Hein quoi, les bagages ? Quels bagages ?


véronique 28/02/2010 11:18


18 mois pour numéro 3 ici aussi...mais toujours à 4 pattes (pas pressée pressée d'être une vraie bipède ma petite mère !!).

Je vais penser au sac, mais c'est quand même bien lourd pour le dos je trouve.

Anfin la situation devrait s'améliorer quand ils auront 15 ans. Ils lèveront les yeux au ciel mais il ne risqueront plus de se perdre....enfin pas sure qu'on gagnera au change en fait
!



Béatrice 09/11/2009 17:37


...c'est pourquoi tu devrais t'acheter un bon sac à dos qui fait porte bébé! Je viens de découvrir ton blog. Certains billets m'ont bien fait rire. Moi aussi je me mets au bio !!!!!


véronique 11/11/2009 11:13



J'éspère que la prochaine fois BB sera pedibus (ca simplifiera les choses). Merci pour ton commentaire sympa et à bientôt donc !



Nath 07/11/2009 18:49


oui comme tu dis, ça se mérite !
Sur ce pb de poussettes... Ca dépend vraiment des aéroports, et des compagies aériennes.


véronique 11/11/2009 11:14


oui en effet...et d'après des sources locales, ça dépend aussi des jours !